Les Prix ARDUA 2017

Les prix ARDUA 2017

Remise du GRAND PRIX ARDUA 2017 à Mme Sylvie GERMAIN :

Nous sommes heureux aujourd’hui de remettre notre grand Prix à un écrivain puissant et original qui participe à une renaissance de la littérature française; Son style et sa profondeur métaphysique, son imagination tumultueuse semblent inaugurer une révolution romanesque.

Votre Oeuvre, Madame, n’est pas actuelle et ne cherche pas à l’être. Le sujet dans vos romans revient avec force. L’Histoire et la mémoire y occupent une place importante avec en particulier la question centrale du nazisme et du génocide juif. Rien ne vous échappe de la réalité barbare du monde : Violence des êtres, peinture des êtres broyés par l’Histoire et quelquefois aussi résiliences.

Face à votre oeuvre le débat sur l’écriture féminine des écrivaines semble, je l’avoue,complètement vain. Vous avez su tisser aussi un lien étonnant, très fort, entre la philosophie et l’imaginaire, un lien qui n’est ni superficiel ni artificiel. Votre parenté avec Lévinas (un doctorat sur le visage humain, le Livre, l’éthique fondement de la philosophie) est reconnue.Nous en avons perçu d’autres mais vous n’imitez personne.

 

I- J’évoquerai d’abord LES COULEURS d’un UNIVERS PARTICULIEREMENT RICHE, à la lisière parfois du fantastique et du merveilleux

- la couleur tragique d’abord : Le lecteur est saisi dans votre oeuvre par un sens du tragique puissant inscrit dans l’homme, sa nature et dans l’Histoire. Il rencontre des personnages tragiques, une vision du monde tragique éclairée par la foi de manière intermittente; une vision tragique de Dieu lui-même (comme chez les romantiques) qui repose sur la dualité : le mal qu’il tolère et l’espérance qu’il incarne; une représentation puissante de la fatalité, du mal et par intermittence une évocation bouleversante de la grâce. On aurait envie de reprendre l’expression d’un critique français Jean-Marie Domenach qui, à propos du retour du tragique dans la littérature, a dit en 1967 dans son ouvrage Le retour du tragique : “l’énigme a reparu”. C’est exactement ce que nous trouvons dans vos romans : l’ombre, les cavernes obscures de l’âme humaine, le sens du mystère, les forces obscures, l’inconscient et comme chez Barbey d’Aurevilly (je ne fais pas par hasard ce rapprochement avec le grand écrivain romantique), vous remontez aux sources de l’être, au noyau noir de l’être. L’émotion tragique envahit votre lecteur, comme il envahit le lecteur de La Nuit de Dieu de Suffran, grand Prix Ardua 2015. Une émotion tragique qui reconnait la dimension métaphysique de toute condition humaine. L’émotion naît de l’angoisse ressentie face à la barbarie, à l’absurdité, au néant de nos vies. Un vertige du néant s’empare de nous. A cela s’ajoute une autre dimension : la conscience d’une transcendance et du sentiment que ressent chaque homme face à cette force qui le ramène à sa finitude. Le tragique dans l’ouvre de SG est à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’homme.

- je voudrais dire un mot aussi de la couleur épique : Votre oeuvre rend vaines les étiquettes, les classements par catégorie, sous genre, tonalité littéraire. Rien n’est artificiel chez vous dans ce mélange des tons. L’épique et le tragique s’allient sans heurt. Pourquoi parler d’épique alors que l’épopée a disparu en tant que genre, alors que l’épique s’est peut-être réfugié aujourd’hui dans d’autres arts comme le cinéma? Parce que chez vous l’archétype héroïque n’est pas enterré, parce que vous êtes tentée comme un Claudel par une écriture qui se fonde, j’y reviendrai, sur l’ampleur, une ampleur qui s’oppose à l’écriture moderne du fragment.

- On ne peut pas ne rien dire non plus de la couleur onirique. On peut parler de la couleur onirique de votre oeuvre, non seulement parce que les personnages nous livrent des rêves souvent à la limite du fantastique, mais parce que vous mêlez avec aisance -sans qu’on sente jamais l’effort- le matériel et l’immatériel, le visible et l’invisible, le visible et l’inaperçu pour reprendre le titre d’un de vos romans. Cette remarque vaut pour les premiers romans comme pour deux oeuvres inspirées par la Bohème (ou plutôt la République Tchèque) et en particulier la ville de Prague : Eclats de sel et La pleureuse des rues de Prague. Si le premier, marqué par le rêve, a encore l’allure d’un roman initiatique, le second se rapprocherait plutôt d’un conte fantastique, d’une légende. Au centre de ce beau récit, le lecteur découvre une figure imaginaire plus qu’un personnage, la figure poétique de la Pleureuse des rues de Prague qui semble rassembler de manière très originale trois mythes, deux mythes religieux : celui du Juif errant et du Christ et un mythe littéraire : l’Artiste romantique qui souffre pour l’Humanité (On pense à Consuelo de George Sand et à la fin de cette somme :  la comtesse de Rudolstadt).

 

II- Je veux maintenant évoquer LES GRANDES QUESTIONS qui traversent votre oeuvre et qui hantent l’humanité depuis les mythes d’origine

1- Comme on le voit avec ce dernier exemple poético-philosophique, cet univers riche allie la poésie, l’imaginaire et la philosophie, il contient une pensée elle-même très riche qui s’exprime par images, symboles et mythes.

C’est que cet univers tragique, épique, onirique est innervé par les grandes questions qui se posent à l’humanité depuis la création des mythes originels : d’où viens-je, qui suis-je, où vais-je?

Nous n’avons pas le temps de développer ces grandes questions que l’oeuvre explore : la barbarie et le mal, les Interrogations sur l’Identité et la fragilité mais aussi la force de la mémoire, le mystère de la passion, le duel entre la raison et folie, la grâce, la mort, la voix des morts, le dessein ou plutôt l’absurdité de l’Histoire, la force de la nature exprimée à travers une osmose merveilleuse ou une séparation tragique. Quand vous représentez la nature, vous ne vous contentez pas de peindre des paysages, vous révélez une vie profonde. On est toujours avec vous dans la métamorphose:  c’est toute la question du réel qui est posée à travers la dialectique de la surface et de la profondeur. Le réel pour vous n’est pas une surface : il y a tout un humus derrière.

2- Pour traiter ces grandes questions, avec force et originalité, vous vous appuyez sur un imaginaire extrêmement puissant et ample qui vous permet de mêler l’Histoire, la réalité, les légendes et les mythes. Tobie des marais est une réécriture passionnante du livre de Tobie dans la Bible. On peut dire qu’en cette fin de XXème et début du XXIème siècle, vous participez avec vigueur à la réhabilitation de l’imaginaire. L’artiste que vous êtes pense que l’homme en prise avec le monde a bien d’autres modes de liaison que le concept. C’est pourquoi vous préfèrez dans vos romans l’analogie au concept. Lorsque vous vous appuyez sur votre imaginaire vous utilisez comme naturellement les liaisons analogiques.

On rencontre dans vos romans une formidable fusion de la philosophie et de l’imaginaire. La philosophie innerve de façon cachée votre imaginaire, votre représentation. Un mot sur cette représentation. Si elle appartient forcément , en partie au domaine de l’explicite et du visible, j’ai l’impression qu’elle ne peut être conçue par vous sans un implicite et un invisible à la fois découvert et recouvert dans un même mouvement d’écriture qui donne à votre oeuvre son étonnante profondeur. Ce secret de la représentation est quelque chose d’essentiel dans cette oeuvre, cela lui permet de suggérer cet au-delà et cet en-deça des hommes et du monde.

Ces grandes questions sont riches aussi d’une symbolique qui ne s’affiche pas comme telle mais qui imprègne votre univers, qui est inséparable de cet imaginaire. Rappelons après Jean Chevalier que le symbole obéit à une invitation à aller au-delà : “c’est la fonction de l’esprit humain née de l’impossibilité de s’arrêter et de se satisfaire d’un sens propre des choses, et de toujours ajouter un sens figuré”.

Pour porter ces grandes questions à travers un imaginaire puissant vous vous appuyez aussi sur des personnages qui se mettent au service de ces questions et vont même les incarner. Nous sommes loin avec eux du roman d’analyse traditionnelle. Dans la lignée de Dostoievski, on rencontre chez vos personnages des actes irréductibles à toute explication. Le personnage est souvent un faisceau d’impulsions, il représente quelque chose d’insondable avec ses visions, ses rêves, ses conquêtes, ses chutes, son parcours initiatique qui demeure mystérieux. Les cavernes obscures de l’être humain que vous explorez, loin de la psychologie traditionnelle, jettent votre lecteur dans le monde ouvert du roman de la condition métaphysique. Dans votre livre Les Personnages, vous vous livrez beaucoup sur votre manière de mettre en oeuvre vos personnages, au seuil de la conscience, à la frontière entre rêve et veille. Il est intéressant de voir la part d’autonomie que vous donnez (ou reconnaissez) à vos personnages  : “ils naissent d’un rapt commis là-bas aux confins de notre imaginaire” et vous ajoutez : “Et ils savent des choses dont nous ne savons rien” ou encore “tout romancier sait qu’il n’est pas le maître dans la maison de son imaginaire”. Ce sont bien ces personnages qui tirent l’auteure et le lecteur ensuite vers la profondeur de notre être, ils représentent le terreau de notre inconscient.

Il est temps d’aborder maintenant les grandes caractéristiques de cette écriture qui ne prétend jamais résoudre les grandes questions soulevées : “Le romancier, dites-vous encore, n’a pas à répondre à de telles questions théologiques; il peut éventuellement être conduit à les frôler, et même à s’empoigner avec elles au cours de ses déambulations d’écriture, mais il n’a pas pour vocation de les résoudre”(LP, p.79)

 

III- Il faut dire un mot aussi de VOTRE ECRITURE originale, foisonnante, que certains se plairont à qualifier de baroque, pleine d’antithèses et de contrastes, qui semble vous échapper elle-même un peu, comme vos personnages alors qu’elle est est en parfait accord avec votre vision du monde.

Ma première impression, qui ne m’a pas quitté, c’est qu’il s’agit d’une écriture en mouvement, animée par un souffle poétique exceptionnel. L’auteur de Tête d‘or et du Soulier de Satin que j’ai déjà cité considérait que l’émotion poétique est une poussée de l’âme, que “la poésie” ne peut exister sans l’émotion, sans un mouvement de l’âme qui règle celui des paroles”. Cette mise en mouvement rapproche sur le plan de l’écriture, il me semble, le dramaturge et la romancière. L’authentique poète cherche toujours à exprimer l’inexprimable. Par-delà la connaissance rationnelle, il tente de se rapprocher à travers une communication intuitive de l’essence des choses, du monde. Sa démarche rappelle un peu celles du primitif, du mystique et de l’enfant. Il se débarrasse de cadres tout faits, il se fait voyant, visionnaire. Ces dernières remarques peuvent expliquer la place très importante de la métaphore dans votre oeuvre, puisque la métaphore, faut-il le rappeler, est d’abord transport de sens. Dans vos livres la métaphore se veut élan et mouvement.

A l’origine de votre écriture fictionnelle, nous avons l’impression qu’il y a presque toujours l’émotion. Cette émotion chez vous me paraît d’autant plus remarquable que vous êtes philosophe de formation. C’est pourtant cette émotion qui va susciter le mouvement de l’écriture et vous permettre de mêler aussi harmonieusement au sein de cette écriture si souple et fluide, le narratif, l’épique et le poétique.

IV- Pour finir je PRESENTERAI rapidement quelques oeuvres.

Votre premier roman a pour titre Le Livre des nuits. Il est d’une richesse thématique et stylistique débordante. Le lecteur est emporté dans un récit où l’épique le dispute au tragique et au poétique. La guerre rythme ce récit à la fois dur et attachant, comme le personnage principal, doué d’une énergie exceptionnelle et qui sera broyé par l’histoire malgré sa puissance d’amour exceptionnelle, pour ses femmes et ses enfants. Il y a d’emblée chez Sylvie Germain une manière romantique (c’est mon avis...) de mettre en oeuvre ses personnages élus ou maudits, de décrire les paysages qui jouent un rôle premier dans un récit souvent à la lisière du fantastique et du réel. Il y a déjà dans ce premier roman des liens entre ce monde et un monde parallèle, invisible, surnaturel. Le lecteur est emporté aussi dans un foisonnement au niveau des images et du mariage des écritures.

Nuit d’ambre est proche du Livre des nuits. Il se présente d’ailleurs comme la suite du premier avec le personnage de Nuit d’or gueule de loup et celui de son fils Ambre vent de feu.

Ces deux volumes sont inclassables. Ils forment une somme de 800 pages à la fois poétique et métaphysique, philosophique et romanesque, tragique et apocalyptique. Il s’agit encore d’un voyage au bout de la nuit mais porteur malgré tout d’une espérance, construit autour du schème mort et renaissance. La richesse thématique est aussi inouïe que dans le premier : l’arbre, le ciel, la nuit, l’eau, la colère, l’abandon, la folie, la haine, le désir, les voix, le silence, la gémellité, l’enfance, la folie etc. Il y a dans ce livre une remarquable écriture des doubles, des parallèles (tant au niveau des personnages que des scènes). Le questionnement sur le mal, la méchanceté, la grâce, se fait encore plus poignant. Le tragique n’épargne pas l’amour même lorsqu’il apparaît dans ce qu’il a de plus beau, de plus fort (la fidélité de Nuit d’Or à Ruth). Il faut souligner la montée de la foi la plus improbable, la plus mystérieuse dans le coeur le plus fermé, le plus endurci, le plus révolté contre Dieu, une parole poétique et métaphysique souvent encore à la limite du réel et du fantastique, d’une telle fécondité qu’elle semble couler d’une source.

Pour vous donner une idée de la diversité de l’art de Sylvie Germain je prendrai comme troisième exemple Petites scènes capitales. La démesure n’est pas au rendez-vous de ces 49 scènes qui mettent en oeuvre des personnages plus proches de nous, plus ordinaires (un peu comme dans le roman L’inaperçu), à commencer par le personnage de Lili-Barbara (née dans l’après-guerre) et dont on suit le parcours. Lili et les autres sont confrontés au mystère de la mort et à son énigme. Dans ce roman dépouillé, on retrouve la révolte contre Dieu, ce Dieu absent qui ne laisse pas indifférent, comme le montre l’émouvante conversion de Paul. L’héroïne est confrontée au tragique moderne : l’absurde. La question lancinante du “qui es-tu” est au coeur de ce roman qui cerne avec finesse le trouble identitaire de soi-même et le doute sur l’identité de l’autre.

La question identitaire est au coeur de Magnus qui raconte l’histoire d’un homme qui essaie par fragments de recomposer sa mémoire. Il s’agit d’un roman dramatique puisque le personnage principal (qui n’est ni un héros ni un anti-héros) ne trouvera jamais la paix concernant ses origines. Les chapitres appelés fragments alternent avec des notules, des séquences qui nous apportent un éclairage historique ou poétique supplémentaire. Magnus est hanté par la mort de sa mère biologique dans le feu. Sa rencontre avec deux femmes, May et Peguy ne fait qu’apaiser temporairement le drame de ses origines, son indignation et sa colère. La fin de l’oeuvre étonnante, s’ouvre sur le conte, elle reste ouverte sur une possible conversion du héros qui sort de l’enfermement et de l’esseulement pour reprendre sa course. La quête d’identité ne s’arrête pas sur l’abîme du néant, de la perte, du désespoir. Avec l’évocation des abeilles au moment de la mort de l’ermite, le texte devient plus léger, plus musical. Magnus a l’impression d’être entré subrepticement dans un conte. Il ne peut pas y avoir de fin plus ouverte. (La question identitaire est au coeur aussi de l’Inaperçu, roman des origines, de déconstruction et de construction de soi, roman moins connu au titre si juste, que je vous invite à lire)

Je citerai comme dernier exemple Jours de colère, roman sur l’amour et la haine, le désir et la tendresse, la possession. C’est dire que ce roman se construit  -comme un tableau du Caravage- entre ombre et lumière. L’ombre est celle de la violence et de la haine, la lumière n’a jamais été aussi présente que dans ce roman à travers deux personnages féminins qui vivent dans la piété et l’adoration de la Vierge Marie et à travers les enfants de Reinette la Grasse qui tous ont une foi simple, fruste mais émouvante, authentique, directe. Ce roman qui traite le thème de la foi sur le mode d’une infinie tendresse célèbre aussi la beauté : celle de la nature, des fêtes religieuses dans la nature, celle d’un couple que la haine va frapper : Camille et Simon. Roman poétique une fois encore avec des personnages poétiques, comme Léger, Blaise le laid et Louison la cloche. Magnifique roman que je vous invite à lire.

 

J’ai envie de conclure en citant ces paroles de l’auteur de Passage de Milan, Michel Butor en juillet 1964 :

“ON NE PEUT VOIR LA REALITE QUE PAR l’IMAGINATION, QUE PAR l’INTERMEDIAIRE DE l’IMAGINATION ».

Il faut en effet la prise de l’image, de l’imaginaire et du mythe pour saisir cet emmêlement originel sans fêlure ni réduction qu’il y a dans tout phénomène humain. Si le complexe humain inhérent à tout phénomène est étymologiquement ce qui est uni, joint, plié ensemble et compact dans son emmêlement, le concept peut difficilement le déplier pour l’expliquer. Dans l’image et le mythe tout est donné d’emblée. La profondeur ne va pas sans l’intuition et sans le mouvement. Bergson, qu’on lit trop peu aujourd’hui, pensait que l’intelligence qui découpe ne peut comprendre des choses en mouvement. Ce qui saisit le mouvement, la vie, c’est l’intuition. L’intuition est plus proche de la réalité que la science, par la musique, la poésie.(Il me plaît d’évoquer pour finir une grande âme comme celle de Bergson (je rappellerai juste que face à la montée de l'antisémitisme, il refusera de se convertir à la religion catholique (il était juif), malgré une foi profondément chrétienne, pour rester du côté des persécutés).

Quel autre moyen en effet que l’imaginaire et le mode poétique de l’intuition pour appréhender le mystère ? C’est celui que vous avez choisi.

Dans vos livres, le mystère n’est jamais dévoilé, et cependant il est éclairé dans toutes ses dimensions, physiologique, psychique, spirituelle. Il n’est jamais complètement dévérouillé, analysé, car il ne peut être que pressenti dans sa totalité par l’imagination, la sensibilité, qui ne découpent pas pas ce qui par définition ne peut pas l’être.

Je n’en dirai pas plus aujourd’hui sur votre œuvre foisonnante, diverse, une œuvre de notre temps, mais qui ne cherche pas à être à la mode, nourrie par une pensée imaginative très féconde, qui se développe parfois contre l’esprit du temps, en particulier lorsqu’elle se tourne vers l’invisible, une œuvre parfois inclassable génériquement, qui mérite amplement qu’on lui consacre, l’an prochain, un colloque dont le but sera d’en faire connaitre un peu mieux l’originalité et la réalité profonde ainsi que l’aventure spirituelle de l’écriture qui la sous-tend. Merci.   

                       

 

                                                Remise des PRIX DES PREMIERES REALISATIONS:

 

   *Prix ex-aequo:  

                                              Fabrice SLUYS:Le phare de Babel.

                                              Yannick ANCHE:Morandouna.Le pays d'en haut.

   *Mention spéciale Histoire:

                                              Jean-Claude FAUVEAU: La Tallien-LaTerreur à Bordeaux

   *Mention spéciale Théâtre:

                                               Claire POIRSON:Les Aristocrates.

 

                                                Remise du PRIX YOLANDE LEGRAND:

 

  Le Prix YOLANDE LEGRAND a été remis à Patrick RÖDEL pour l'ensemble de son oeuvre.

   

 

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